De quel projet es-tu le plus fier ? Pourquoi ?
Je suis souvent content de travailler sur des pochettes CD pour des musiciens dont j’aime la musique. Des gens comme DJ Rupture, Subheim ou encore Frank Riggio sont des personnes admirables et bourrées de talent alors quand je reçois dans ma boite aux lettres l’objet que j’ai créé pour eux, j’en retire une petite fierté. J’ai déjà fait des trucs beaucoup plus « gros » comme des affiches énormes mais ce n’est pas forcément les projets les plus énormes qui vont m’enchanter. Je suis fier quand je fais des choses que je trouve belles pour des gens biens.
Quelle est la démarche typique lorsque tu travailles pour un client ? Ou en solo ?
C’est à chaque fois différent mais ça dépend aussi du client. Quand c’est perso, il n’y a aucune règle. Je travaille à l’arrache : souvent mon visuel de fin n’a un peu rien à voir avec mon idée de départ, je finis avec 400 calques, j’aplatis tout et je fais les rajouts colorimétriques finaux. Quand un client me demande un truc particulier mais avec « ma patte », c’est un peu pareil mais j’essaye de respecter au mieux sa demande de départ, même si j’ai pas mal de liberté. Après quand c’est un truc institutionnel chiant avec une charte graphique définie et plusieurs personnes qui décident alors ça devient ennuyeux (mais mieux payé). En agence, c’est plus souvent ça.
As-tu des « astuces » sur les logiciels que tu utilises ? Des manières de travailler qui diffèrent peut-être ?
J’utilise à 3000% Photoshop. Je conseillerais aux gens d’utiliser beaucoup la Gomme, le Tampon de duplication et travailler le Pinceau avec la palette graphique s’ils aiment la photomanipulation et le matte painting.
Penses-tu avoir un « style » particulier ? D’ailleurs, comment pourrait-on le décrire ?
J’essaye de faire des choses futuristes, certaines fois je trouve cette thématique remplie de potentiel et de libertés et d’autres fois, je la trouve restrictive… Mais malgré moi mes visuels ont toujours une connotation très moderne je crois. Je me dirige de plus en plus vers des choses sèches, épurées, éthérées et où l’humain perd sa place. J’aime aussi beaucoup mélanger le côté organique et technologique. Et derrière tout ça, le cyberpunk et le romantisme sont mes constantes inspirations.