Tous les effets spéciaux du film « Priest », sorti en salle le 11 mai dernier, ont été réalisé avec des cartes graphiques Quadro de Nvidia. Notamment pour une scène assez spectaculaire. Explications.
Sorti en mai dernier en 2D et 3D, le film « Priest » est un long métrage qui a nécessité de grosses capacités de calcul pour réaliser les effets spéciaux. Réalisé par Scott Charles Stewart et tiré du roman illustré du même nom, c’est SPY qui s’est chargé des effets spéciaux (VFX).
« L’une de nos tâches majeures dans le film « Priest » a été de créer des explosions. Sans les cartes Quadro, nous n'aurions pas pu manipuler et afficher de manière interactive les ombres, les particules et les effets générés sur ordinateur (CG), ce qui constituait des paramètres essentiels dans le développement de l'aspect de nos séquences », explique Mike Janov, Superviseur VFX, chez SPY.
Pour SPY, la difficulté consistait à trouver un moyen pour que les motos conservent autant que possible leur structure intacte juste avant qu’elles ne s’écrasent au sol et ne volent en éclats. Pour réussir son pari, elle a utilisé plusieurs logiciels, dont Maya et 3ds Max d’Autodesk, respectivement pour la modélisation polygonale et la dynamique des effets. MentalRay a aussi été utilisé, tout comme Krakatoa de Thinkbox Software pour les effets de particules. Le compositing a été réalisé grâce à Nuke de The Foundry et Flame d'Autodesk.

« Nous avons pu atteindre l’aspect que nous souhaitions grâce à Particle Flow de 3ds Max. Pour ce faire, nous avons été capables de charger la moto entièrement comme un ensemble de particules, ce qui nous a permis de minimiser assez rapidement la dynamique de la moto. Avec l'actionnement d'un interrupteur, en fonction du degré de précision que nous voulions, nous avons pu lui imposer une valeur : la moto perd le contrôle, heurte le sol et les parties commencent à se désagréger et se désintègrent selon certaines valeurs pré‐définies dans le système. Les Quadro de NVIDIA nous ont apporté la vitesse et la flexibilité pour créer de multiples itérations de cet effet », termine Mike Janov.