Adobe vient de compléter les informations que nous détenions déjà sur la Creative Suite sixième du nom, sur les nouveautés et notamment Creative Cloud. Ou comment l’éditeur tente de positionner ses services dans le cloud.
2012 est une révolution pour Adobe, qui profite du lancement de la CS6 pour annoncer de grands changements. « Tout l’écosystème est prêt, Internet mobile, les tablettes, les smartphones, etc. Il ne manquait que le catalyseur », expliquait-on chez l’éditeur en préambule lors d'une réunion avec la presse. Et ce catalyseur, c’est bien entendu Adobe qui nous l’apporte sur un plateau : la Creative Suite sixième du nom, qui sera lancée le 7 mai prochain.
C’est donc une révolution, puisqu’Adobe ne se contente plus de proposer une version boîte de ses logiciels, et inaugurera Creative Cloud, le même jour que la CS6. L’idée est donc de proposer un portail sur lequel l’utilisateur peut télécharger (en local) tous les logiciels de la Master Collection, ainsi que les mises à jour en continu, le tout pour 50 euros/mois/utilisateur. Dans le package, on trouve aussi un service de stockage en ligne, Business Catalyst (hébergement de sites), Typekit, et l’outil de synchronisation.
L’avantage est désormais qu’un créatif peut commencer un projet sur un iPad par exemple, puis le terminer sur ordinateur via la synchronisation entre les 2 appareils. Lorsque le travail est achevé, le créateur le poste alors en ligne sur son espace en ligne, avec un lien qu’il peut partager avec son client. Ce dernier peut alors consulter à travers un simple navigateur, ajouter des annotations, des commentaires, etc. C’est toute la chaîne logistique qui est repensée ici, entre un client et son prestataire.
De grandes nouveautés
Bien entendu, Adobe ne s‘est pas contenté de Creative Cloud et a ajouté des nouveautés à tous ses logiciels : plus de 600 nouveautés sur Photoshop par exemple ! On sent bien que tout est tourné vers les nouveaux usages, les nouveaux terminaux. En bref, la manière de consommer les contenus.

Tout cela entraîne pas mal d'innovations. Au niveau de InDesign (PAO) par exemple, qui inaugure l’outil de mise en page liquid (liquid layouts), idéal pour adapter un contenu à différentes tailles d’écrans. C’est ce qu’on appelle désormais dans le jargon des créatifs le « responsive webdesign ». Illustrator a été refondu pour s’adapter au 64 bits, et c’est aussi vers Flash et le HTML5 que beaucoup de choses convergent. De Dreamweaver en passant par Flash Pro, les possibilités deviennent gigantesques.
Adobe en a d’ailleurs profité pour signaler que 9 jeux sur 10 sur Facebook sont réalisés en Flash, sous-entendant même que le best-seller Angry Birds avait été pensé en HTML5, puis finalement réalisé en Flash.
Enfin, l’aspect vidéo n’est pas négligé, avec Premiere Pro notamment qui dévoile une toute nouvelle interface, dans laquelle la vidéo est vraiment recentrée, avec deux larges fenêtres vidéo (prévisualisation et montage). Pour Premiere Pro, l’ajout de la fonction de stabilisation est une amélioration non-négligeable, elle aussi orientée mobile : en un clic, ou presque, il est possible de stabiliser une vidéo tournée avec un smartphone ou un reflex. Magique !