Le groupe français s’offre l’agence de communication américaine Victors & Spoils, qui a la particularité de ne disposer d’aucun créatif dans ses rangs. Vive le crowdsourcing !
Le très connu groupe de communication français Havas s’est donc offert Victors & Spoils, une agence de communication américaine un peu particulière. D’ailleurs, David Jones, directeur général d’Havas, a précisé que « les acquisitions vont s’accélérer », comme le rapporte Les Echos.
L’entreprise américaine a donc la particularité de ne disposer d’aucun créatif en son sein. Aussi, pour réaliser ses campagnes (notamment pour Harley Davidson, Coca-Cola, Unilever, Mercedes-Benz, Converse, etc.) elle fait appel au crowdsourcing, c’est-à-dire l’utilisation de la connaissance et du savoir-faire de tout-un-chacun, ou presque, en sous-traitance.

« L’agence emploie une équipe centrale réduite (environ 40 personnes) qui utilise la plateforme Fan Machine – technologie propriétaire à l’agence – pour connecter, gérer et organiser une équipe collaborative (crowd) de 6 000 talents créatifs répartis dans le monde entier. Grâce à ce modèle innovant, l’agence offre à ses clients une créativité de très haut niveau et un excellent rapport coût-efficacité », explique David Jones.
Ce dernier est persuadé que ce modèle « va remettre en question toute l’industrie de la communication publicitaire ». John Winsor, l’un des fondateurs de l’agence américaine, devient quant à lui directeur de l’innovation chez Havas. Son rôle sera de « veiller à ce que le groupe reste à la pointe de la révolution digitale ». Le modèle de crowdsourcing sera rapidement déployé à Londres, puis à Paris. Un « crowd » Havas devrait être créé, regroupant environ 15 000 personnes.