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Par la rédaction le 01/05/2012

Une pédagogie « sur projets »

La formation Arts Numériques de 3IS se déroule en trois années, dans la plupart des cas. Toutefois, il est possible d’intégrer une année préparatoire. Avant d’entrer dans l’école, les prétendants devront se présenter à un concours et déposer un dossier. Pour le concours, les élèves devront passer une épreuve de dessin, de culture générale ainsi qu’un entretien avec des membres de l’équipe pédagogique, où l’on décèlera la motivation, élément ô combien important. « C’est à l’issue du concours que l’on décide si la personne a les capacités d’intégrer directement la première année, ou non », précise Patrick Ducruet. « Certains ont des lacunes graphiques, de culture générale, etc., qu’il faut gommer avant d’entrer dans le vif du sujet. »


La pédagogie passe par un tronc commun, au cours duquel les élèves de première année, et pendant une partie de la deuxième, verront tous les corps de métier. 3IS a surtout choisi d’appliquer une pédagogie « sur projets ». C’est-à-dire qu’au cours de leur cursus, les élèves seront amenés à créer 3 gros projets, en équipe ou en solo : 

  • la première année : un scénario (avec architecture de l’information), une BD et la conception d’un story board, 
  • la deuxième année : un projet d’animation 2D, un deuxième projet d’animation 3D, puis l’intégration de contenus multimédias (applications mobiles, les langages, etc.),
  • la troisième année : réalisation d’un courtmétrage d’animation, d’un jeu vidéo et d’une application interactive.

Tous ces projets sont à réaliser en groupe, mais quelques projets personnels seront aussi demandés, comme à la fin de la première année par exemple. Tout au long du cursus, les élèves sont, bien entendu, accompagnés par les professeurs, dont 80 % d’entre eux sont issus du monde professionnel, et travaillent pour des studios, agences ou autres.

« Nous faisons partie de la FICAM [Fédération des industries du Cinéma, de l’Audiovisuel et du Multimédia, ndlr], avec qui nous avons des rendez-vous réguliers. Nos formateurs, qui sont presque tous sur le terrain, sont aussi à même de détecter les nouveautés qui seront importantes pour nos élèves. Toutefois, notre philosophie est la suivante : plus ça va vite, plus ça change, plus nous devons proposer des formations initiales qui seront encore valables dans 15 ans ! », explique Patrick Ducruet.

En fait, les élèves sont poussés à apprendre par eux-mêmes les techniques ou logiciels. « Ils vont entrer dans des métiers mouvants, et nous essayons de leur inculquer la manière d’aborder ces situations avec enthousiasme », continue-t-il. En termes d’outils justement, les élèves passeront en revue les standards de la création, de la suite Adobe à Maya ou 3DS Max en passant par ToonBoom ou Javascript

Stage obligatoire !

3IS mise aussi sur les stages. Dans la filière Arts Numériques, un stage seulement est obligatoire, à la fin des études pendant 6 mois, de juillet à décembre, qui va valider le diplôme. « Au bout de la deuxième année, les élèves ont un titre de niveau 3, et au bout de la troisième année un bachelor », précise Patrick Ducruet, qui ajoute, concernant les stages, ne pas considérer « qu’on soit efficace au bout d’un an d’étude, on ne sait pas encore faire ! » Les élèves sont aussi encouragés à chercher des stages à l’étranger, dans des pays anglo-saxons de préférence. Pour les stages encore une fois, l’école s’appuie sur son réseau de contributeurs via la taxe d’apprentissage. Ce qui est une manière pour l’entreprise d’accueil « d’investir » dans les élèves, et de l’engager elle-même sur le stage, ses tenants et ses aboutissants. 3IS dispose d’un vivier de 1 000 entreprises dans son réseau, dont 500 sont actives et versent la taxe. En 2010, 89 % des élèves sortis de 3IS, toutes filières confondues, décrochaient un emploi dans l’année.

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