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Par Louis Adam le 25/07/2013 Article Rating

Deezer et Spotify : des alternatives valables ?

Face à cette industrie en perte de vitesse, les acteurs du streaming sont de plus en plus présentés comme une alternative fonctionnelle qui permettrait de contenter à la fois les artistes et leur public. Il est loin le temps ou des sites comme Radioblog diffusaient librement la musique, sans reverser le moindre dollar ou euro ni aux artistes ni aux maisons de disque et permettaient sans trop de difficultés aux auditeurs de télécharger les fichiers ainsi streamés.

Depuis quelques années, les maisons de disque et société de protection des artistes se sont entendus sur des partenariats et des arrangements pour rétribuer les artistes. Cela permet à ces plateformes de se différencier du piratage et de se poser en acteurs incontournables de la diffusion musicale. 

L'essor des services tels que Spotify et Deezer est notamment lié à leur capacité à se développer sur des plateformes mobiles et à s'adapter aux nouvelles façons de consommer de la musique.

Mais les artistes s’y retrouvent-ils ? Thom Yorke a ainsi dénoncé les revenus trop faibles que ce type de diffusion offrait aux artistes, principalement ceux qui ne disposent pas d’une audience importante. Toute la difficulté est en réalité de savoir combien ce système rapporte réellement, ces services restant généralement très discrets sur les sommes qu’ils reversent effectivement aux artistes. 

St Augustine est musicien professionnel depuis 2006 et a sorti plusieurs albums, que ce soit avec le label Kutu Folk ou en indépendant. Sa musique est disponible sur Deezer, mais le système reste obscur à ses yeux : « La rémunération est quasi inexistante. Je suis incapable de dire combien Deezer me reverse par chanson diffusée par exemple, c’est juste une ligne parmi les droits que me reverse la Sacem et le montant est rarement significatif. Je suis content d’être sur ces plateformes parce que le streaming est devenu quelque chose de non négligeable, mais le modèle économique reste très obscur », explique-t-il. Même constat chez LZO Records, un label qui existe depuis une dizaine d’années et qui accompagne différents artistes (comme Incredible Polo ou Ahmad par exemple) dans la production et la diffusion de leurs œuvres : « Le streaming est un revenu marginal, on ne crache pas dessus mais ca reste anecdotique, l'équivalent de quelques CD vendus en plus à chaque sortie », explique Lartizan, fondateur et directeur du label parisien.

Le français Deezer est devenu un acteur important de la diffusion en streaming. Le site est l'héritier direct de Radioblog, mais son fonctionnement moins amateur et plus régulé lui évite les ennuis de son prédécesseur.

La polémique provoquée par Thom Yorke aura au moins eu le mérite de mettre en lumière les chiffres de ces plateformes de streaming et les sommes exactes reversées aux artistes. Un label américain, The Trichordist, révélait ainsi en 2012 les chiffres de ses revenus sur ces différentes plateformes et le nombre d’écoutes des titres. Sur Spotify, 798 783 titres écoutés rapportent donc 4277,39 $, soit 0,005$ l’écoute. À titre de comparaison, le label dévoilait également les sommes reversées par les autres plateformes, moins populaires mais globalement plus généreuses : 50 822 écoutes sur le service Rhapsody rapportent ainsi 668,57 dollars, soit 0,013 dollars le titre. C’est bien mieux, mais cela reste faible pour espérer en vivre. 

Les revenus du streaming pour un label indépendant sur la période de juillet à décembre 2011 (Source )

 

   Nombre d'écoutes
 Revenu total
 Revenu par écoute
Zune 15 159  437,58 $ 0.028 $/titre
Napster 30 238 479,07 $ 0.016 $/titre
Rhapsody 50 822 668,57 $ 0.013 $/titre,
Spotify 798 783 4277,39 $ 0.005 $/titre

Le revenu proposé par ces plateformes paraît d’autant plus dérisoire voire contre productif pour certaines structures. Matthieu "Masta" Denis est fondateur de l’association Beat me for a Beat et du label Deal With It, qui accompagne et soutient plusieurs artistes house et techno français. Des genres populaires, mais dont la diffusion peut s’avérer compliquée : « Le problème pour nos artistes dans ce type de diffusion, c’est que beaucoup de nos productions ne sont pas "clearés" c’est-à-dire qu’on utilise des sample sans avoir acheté les droits. Acheter les samples aurait déjà représenté un certain investissement, impossible pour une petite structure comme la nôtre. Le choix du tout gratuit était une évidence pour ces morceaux, ce qui impliquait de ne pas passer par les plateformes de diffusion commerciale comme Deezer. » En regard des revenus générés par ce type de diffusion, on comprend les réticences des petites structures à s’aventurer sur ce genre de plateforme.

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