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Par Orianne Vatin le 13/01/2012 Article Rating

De l’utilisation de l’iPad 

L’iPad fait d’ailleurs une percée auprès des professionnels du dessin, qui se plaisent à y réaliser des images digitales, grâce à plusieurs applications, dont Brushes (pour peindre avec ses doigts en utilisant jusqu’à 4 calques dont l’opacité peut être configurée, avec une grande variété de teintes et de pinceaux disponibles, et une fonctionnalité très pratique pour revenir en arrière, le tout en haute résolution -1920x2880-), Sketchbook Pro (LE logiciel de dessin sur iPad, très apprécié des professionnels, qui permet de peindre et de dessiner en utilisant jusqu’à 12 calques en 1024x768 -limite de 4 couches en 2048x1563 pixels-, 75 pinceaux différents, et 20 niveaux d’annulation/rétablissement -sur iPad 2-) ou Bamboo Paper (conçue par Wacom, elle permet de dessiner aux doigts ou avec un stylet dédié, et de créer des cahiers virtuels sur papier blanc ou à carreaux). Cependant, la tablette tactile d’Apple n’est généralement pas utilisée professionnellement, mais plutôt pour faire des démonstrations, «pour le fun», et pour réaliser des sketchs rapides, par exemple, ou des dessins préparatoires en vue d’une oeuvre plus complète. Pratique, lorsqu’une idée de composition surgit à l’improviste alors que l’artiste est en déplacement. L’iPad fait en revanche un excellent portefolio numérique. A la NYCC, la majorité des illustrateurs rencontrés nous ont présenté leurs travaux de cette manière, passant simplement d’un dessin à un autre d’un simple effleurement de doigts sur l’écran. 

Au niveau supérieur, on trouve les tablettes véritablement utilisées par les pros. Elles sont de deux types : les classiques qui sont les plus anciennes, et qui sont équipées d’une dalle opaque. Le dessinateur pose son stylet -qui gère pression et position- sur cette dernière et trace ses traits, mais il ne les voit apparaître que sur l’écran de son ordinateur. Problème : «cela occasionne une désynchronisation de l’oeil et du mouvement de la main, car il faut dessiner en regardant son écran», nous explique Simon Michel, artiste français montant dans l’univers des comics.


Les Cintiq, le must de la tablette

Plus perfectionnées, mais plus chères aussi, il y a les tablettes à écran LCD intégré de Wacom, les Cintiq. L’entreprise a le monopole sur ce type d’appareils. «Plus récentes et moins répandues car excessivement chères, elles permettent de réconcilier le visuel et le mouvement, car l’artiste se voit dessiner. Beaucoup de gens débutent avec une tablette classique avant de passer à une Cintiq. Mais ce qui est sûr, c’est que quand on passe à une tablette LCD, on ne revient pas en arrière : on ne peut plus travailler sur une tablette opaque», précise Simon Michel. Les Cintiq existent en trois modèles : 12 pouces, 21 pouces et 24 pouces (sorti en septembre 2011), vendus respectivement au prix de 840, 1800 et 2200 euros. «L’avantage de la version 12 pouces, c’est qu’elle est plus légère, donc mobile, et qu’elle prend moins de place sur un bureau. J’avais acheté la mienne pour faire de la colorisation mais c’est un domaine en soi sur lequel je dois encore travailler», nous explique le jeune artiste, qui ajoute que «les traits sont beaucoup moins précis avec une tablette, la qualité ne peut pas égaler celle d’un dessin fait à la main, ou alors cela prend énormément de temps». 

Leurs spécifications sont globalement les même, mis à part leur résolution (1600x1200 pour la 21 pouces, et 1920x1200 pour la 24 pouces). Toutes utilisent une technologie de résonance électromagnétique brevetée par Wacom, qui permet de fournir de l’énergie au stylet, qui n’a donc besoin ni de fil, ni de piles, ni de batterie. Il est ainsi plus fin et plus maniable. 

Ce résultat est obtenu grâce à des composants placés sous leur surface (sous la dalle pour les Intuos, et sous l’écran pour les Cintiq) qui génèrent un champ électromagnétique, le «B-field», d’une fréquence de 531 kHz. Ainsi, le stylet est alimenté en énergie, et de plus, en retour, la tablette peut détecter sa position en mesurant l’intensité du signal, mais aussi analyser la pression de sa pointe (ce qui résulte en des traits plus fins ou plus épais, par exemple). La tablette envoie ces informations par paquets, jusqu’à 200 fois par seconde, à l’ordinateur. 

Simon précise : «Sur ces tablettes, on peut utiliser n’importe quel logiciel installé sur l’ordinateur, car elles n’ont qu’une fonction de souris, sauf qu’elles calculent la pression mise dans un clic. Avec elles on peut donc utiliser Photoshop, Maya, Excel, voir même un navigateur si l’on veut. Aucun programme ne leur est associé, il s’agit juste de périphériques. Le marché des outils numériques se développe énormément, beaucoup de jeunes artistes se servent de tablettes pour dessiner, ce qui n’est pas forcément pour le mieux selon moi car je considère qu’il vaut mieux apprendre à dessiner en traditionnel avant de passer en digital. Ces outils sont néanmoins très intéressants, mais je pense qu’il ne faut pas se limiter à eux. Des innovations seraient d’ailleurs bienvenues, comme une Cintiq portable, qui fonctionnerait de façon autonome, sans avoir besoin d’être reliée à un ordinateur. Cette évolution serait intéressante, elle permettrait de travailler partout»

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